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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 14:22
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Sur la question de l’immigration, les gouvernements successifs depuis 2002 ont été a l’initiative de quatre lois, de multiples décrets, circulaires et décisions administratives qui remettent en cause avec toujours plus de brutalité les droits des étrangers dans notre pays : atteinte à la liberté de vivre en famille, à la liberté d’étudier et de travailler et à l’exercice des droits d’asile.
Une quatrième loi sur l’immigration en 5 ans
 
Aujourd’hui, le Sénat entame les débats sur le projet présenté par Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co développement. Ce texte instaure un contrôle préalable de la connaissance de la langue française, l’obligation de retour dans le pays d’origine pour déposer la demande en vue d’obtention d’une carte de séjour. Le projet de loi permet d’augmenter le niveau de ressources nécessaires jusqu’à 1,2 fois le SMIC, et renforce les menaces de suspension des allocations familiales via un nouveau « contrat d’accueil et d’intégration » familial. Pire encore, le texte durcit gravement les conditions du regroupement familial, en autorisant le recours aux tests ADN pour prouver une filiation. Par ailleurs, l’accès à l’asile est rendu chaque jour plus difficile pour les étrangers qui viennent en France pour chercher sécurité et protection.
Ce texte contribue une fois de plus à stigmatiser les candidats à l’immigration sous prétexte de protéger l’identité de la France et de lutter contre l’immigration clandestine.
La France doit respecter les droits fondamentaux des étrangers
Alors que la pression du gouvernement sur les sans papiers a déjà conduit à deux accidents graves en un mois, l’UNEF réaffirme que cette politique est en totale contradiction avec notre vision de l’immigration et plus largement d’une société ouverte et solidaire qui permet la libre circulation des individus dans le monde. L’UNEF réaffirme son attachement au droit de vivre en famille, quelle que soit sa forme (concubinage, Pacs, etc.), au droit d’accès aux études pour tous et à l’exercice du droit d’asile. L’UNEF prendra place dans la résistance à la politique des expulsions, de raffles et de rétention administrative des étrangers, des étudiants, des enfants scolarisés et de leurs familles.
Au nom des valeurs et des raditions d'accueil de notre république, l'UNEF demende le retrait de toutes les mesures discriminatoires à l'égard des migrants de notre pays.
Partie prenante du collectif « Unis contre l’immigration jetable », l’UNEF soutient l’appel à la mobilisation de solidarité avec les étrangers qui aura lieu le 20 octobre 2007.
Par UNEF Cergy
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 14:20
Plus de 50% des boursiers n’ont pas encore perçu leur bourse
Aujourd’hui 2 octobre plus de deux tiers des 500 000 étudiants boursiers sur critère sociaux n’ont toujours pas perçu le premier centime de leur bourse pour l’année 2007-2008. Alors que la plupart des universités ont fait leur rentrée dans la première quinzaine de septembre, les étudiants n’ont droit à une bourse qu’à compter du mois d’octobre. Dans ces conditions, le mois de septembre est rendu particulièrement difficile. Interpellée par les étudiants, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche s’était engagée à ce que cette année les bourses du mois d’octobre soient versées de manière anticipée dès le mois de septembre : à ce jour les bourses n’ont toujours pas été reçues par la plus grande partie des étudiants.
Une meilleure gestion dans les CROUS mais une chaîne de paiement trop longue
Cette année le traitement des dossiers par les CROUS s’est considérablement amélioré, ce qui a permis d’instruire 49.6% des dossiers (249671) au 28 septembre. Mais la chaîne administrative de paiement des bourses via les rectorats exige un délai de 15 jours à trois semaines entre le lancement du paiement des bourses et le versement effectif de la bourse sur le compte de l’étudiant. Ce constat avait déjà été dressé en 2005 par le rapport Wauquiez
« quand les dossiers ont été instruits, il faut encore que les dossiers soient transmis aux rectorats, car seul le recteur est ordonnateur secondaire, c’est-à-dire habilité à payer les bourses. Cela peut ralentir de 2 à 3 semaines le délai, d’autant qu’il faut ensuite que le rectorat transfère tous ces dossiers à la paierie générale qui mettre en route le paiement.
De ce fait la majorité des étudiants ne percevra sa bourse qu’à la mi-octobre et non courant septembre comme l’annonçait Madame Pécresse.
L’UNEF réitère son exigence d’un 10e mois de bourse pour couvrir le mois de septembre, et demande à la ministre de transférer la responsabilité de la gestion et du versement des bourses au CNOUS et aux CROUS pour améliorer les délais de versement des bourses.
Par UNEF Cergy
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /Sep /2007 00:56
Le gouvernement vient d’annoncer une enveloppe de 1,8 milliards supplémentaires consacrée à l’enseignement supérieur et la recherche en 2008.
L’UNEF se félicite de la tenue de cet engagement pris par le gouvernement en mai dernier, mais s’inquiète de la répartition de cette somme entre le nécessaire investissement dans le service public et la mise en place de nouveaux crédits d’impôts recherche bénéficiant essentiellement aux investisseurs privés pour un montant proche de 500 millions d’euros.
La ventilation des crédits retenue par le gouvernement, l’annonce du gel des postes statutaires dans l’enseignement supérieur et les orientations données concernant l’action sociale nous laissent penser que les étudiants sont bien les grands oubliés de ce projet de loi de finance.
 
Action sociale : moins de 3,5 % de moyens supplémentaires pour les aides directes
 
53 millions d’euros supplémentaires pour les aides directes, aucune revalorisation pour l’année universitaire 2007-2008, le gouvernement ne semble pas avoir compris l’urgence sociale dans laquelle se trouvent les étudiants. Ces annonces vont même à l’encontre des propos de la ministre la semaine dernière qui promettait des mesures sociales pour un montant de 100 millions d’euros.
Tous les observateurs relèvent que la dégradation constante du pouvoir d’achat des étudiants est aujourd’hui l’obstacle majeur à la réussite de tous. Depuis 2001, les difficultés financières sont la première cause d’arrêt des études et le salariat étudiant ne cesse d’augmenter. Alors que le gouvernement veut faire de l’enseignement supérieur sa priorité, l’absence d’un volet social digne de ce nom compromet indubitablement cet objectif.
 
Outre les aides directes, les besoins d’investissement du service public des CROUS sont très importants : jusqu’ici aucune garantie n’a été apportée concernant les 120 millions d’euros de crédits d’investissements indispensables pour rattraper la réalisation du plan Anciaux pour le logement étudiant.
 
 
Budget des universités : les moyens doivent être mis au service de la réussite des étudiants
 
Il est de la responsabilité de l’Etat de permettre que chaque étudiant ait les moyens d’accéder et de réussir les études de son choix afin qu’en cinq ans l’objectif affiché par le gouvernement de 50% d’une classe d’âge à la Licence soit atteint. A cet égard, l’enveloppe supplémentaire de 30 millions d’euros pour la Licence sonne comme une insulte pour les étudiants. Cette politique révèle soit une méconnaissance profonde des conditions d’études des premiers cycles universitaires, soit la volonté délibérée de ne pas y répondre.
 
Sans créations de postes d’enseignants statutaires au PLF 2008, le gouvernement condamne les étudiants de Licence à subir le sous-encadrement chronique à l’université. A 500 étudiants par amphi en première année, avec des volumes horaires qui passent parfois sous la barre des 15h de cours par semaine pour cause de restrictions budgétaires, seuls une poignée d’étudiants peut surnager et décrocher son diplôme.
Sans créations de postes, le ministère ne pourra garantir à chaque étudiant 3h d’enseignement de langue hebdomadaire dans l’enseignement supérieur, objectif pourtant retenu dans le cadre des discussions actuelles sur le chantier Licence, et indispensable pour améliorer la formation en langue des jeunes diplômés.
 
Enfin, l’absence de créations de postes de personnels administratifs, alors même que la loi votée en juillet implique une surcharge de travail pour les administrations, laisse prévoir des années noires pour le fonctionnement des universités qui pénaliseront lourdement les étudiants dans la poursuite de leurs études.
 
L’UNEF demande au gouvernement et au parlementaire de revoir profondément ces choix budgétaires en consacrant dès cette année 250 millions d’euros pour revaloriser le pouvoir d’achat étudiant, en renonçant au gel de création de postes d’enseignant et de personnel, et en réservant des crédits suffisants pour permettre une vraie démocratisation de la réussite en Licence.
 
L’UNEF mènera campagne sur les campus pour remettre l’étudiant au centre des préoccupations du gouvernement.
Par UNEF Cergy
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